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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 09:39

Depuis plus de 3 ans, la CLCV est mobilisée sur la question du droit à la « reprise un pour un » des déchets d’équipements électriques et électroniques. En avril 2016, nous avons mené notre troisième enquête sur la reprise « un pour un » auprès de 21 sites Internet marchands vendant ce type d’équipements.

Les distributeurs sont tenus par la loi (l’article R.543-180 du Code de l’environnement) d’accepter la reprise gratuite d’un appareil usagé lors de l’achat d’un produit neuf du même type. Cette disposition s’applique autant aux magasins « physiques » qu’à la vente en ligne. Pour favoriser le recyclage, le consommateur paie une éco-participation lors de l’achat (16 € en moyenne pour un réfrigérateur classique, par exemple).

Notre enquête montre que 49 % des sites interrogés (Fnac.Com ou Priceminister) n’indiquent nulle part la possibilité de reprise pour l’usager. Certains sites se cachent derrière leur statut de place de marché pour justifier ce manque alors qu’ils pourraient l’imposer aux vendeurs qu’ils hébergent.

En ce qui concerne les petits équipements comme les smartphones ou les tablettes, 57 % ne pratiquent pas la reprise un pour un, comme boulanger.fr ou mistergooddeal.com qui excluent la reprise pour ce type d’équipement. Une simple enveloppe pré-timbrée à renvoyer par le consommateur et envoyée par le distributeur à son client suffirait pourtant. La loi ne fait aucune distinction en fonction du type de produit, le consommateur paye une éco-participation pour financer le recyclage des produits, quels qu’ils soient.

Par ailleurs, 19 % des autres sites (VPCBOOST et électrodépot) pratiquent encore la reprise payante, obligeant l’acheteur à souscrire une livraison payante spécifique, ce qui est contraire aux textes.

La CLCV dénonce de nouveau cette faible reprise « un pour un ». Dans le cas des petits équipements (qui représentent 75 % des produits mis sur le marché) les résultats de notre enquête sont singulièrement décevants.

Notre association rappelle que, par le renouvellement technologique, les DEEE sont en forte croissance et qu’ils peinent à être collectés pour le recyclage. La reprise « un pour un » en distribution vise à améliorer cette collecte.

A une question écrite de plusieurs parlementaires, le ministère avait répondu que « l'État va engager des actions de contrôle de ces dispositions afin de s'assurer de la mise en œuvre effective des mesures d'information du consommateur et de reprise des DEEE dans le cadre du dispositif « 1 pour 1 ». " (Cf. JO Sénat du 28/01/2016)

La CLCV demande donc que les actions de contrôles et de sanctions des distributeurs qui ne pratiquent pas cette reprise soient rapidement mises en place. Sans quoi les objectifs de collecte des DEEE de la loi de transition énergétique n’ont aucun sens et le consommateur continuera de payer au travers l’éco-participation pour un système bancal qui voit des distributeurs ignorer volontairement la loi.

Published by national - dans Environnement
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16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 09:39

Egalité des chances dans l’habitat, lutte contre les discriminations, mixité sociale… Depuis septembre 2015, la CLCV a rappelé, à de multiples reprises, au gouvernement qu’il ne suffisait pas d’inscrire des grands principes dans un projet de loi pour qu’il se révèle social et équitable.

A la lecture des premiers amendements déposés en commission, notre association éprouve la nécessité de rappeler cette position aux parlementaires et les invite à aborder les débats, à l’Assemblée nationale, avec deux chiffres en tête :

En Hlm, 60 % des locataires occupent un emploi précaire ou sont sans emploi,

2,5 millions de ménages vivent sous ou proches du seuil de pauvreté.

Les nombreuses hausses de loyer prévues dans le projet de loi (3 % au titre de la mixité sociale, 5 % en cas de réhabilitation, contributions aux économies d’énergie…) sont donc irréalistes et irresponsables. Cette politique risque d’avoir de graves conséquences sur le budget – déjà très contraint – de millions de locataires.

Acteur de terrain, nous attirons également l’attention des parlementaires sur le profond malaise qui règne dans nos quartiers et nos immeubles : dégradation du bâti, absence de commerces et de services, sentiment d’abandon… Le projet de loi Egalité et Citoyenneté ne traite aucune de ces questions. En demandant aux locataires de supporter seul le coût de cette loi, il aggrave même la situation. Le mécanisme de fixation des loyers, tel qu’il est prévu, est inintelligible pour la plupart des locataires et des citoyens. Et, nous redoutons qu’à très court terme, il favorise le développement de propos et de postures contraires au vivre-ensemble.

C’est pourquoi il nous paraît urgent de relire le projet de loi Egalité et Citoyenneté en tenant compte des objectifs suivants :

  • Le logement social ne doit plus être perçu comme le catalyseur des crises nationales : on ne crée pas de la mixité dans ces conditions.
  • La sécurité financière du locataire Hlm doit être au cœur des préoccupations : le texte et les amendements déposés se montrent, en l’état, plus soucieux de protéger les fonds des organismes Hlm que les ressources des occupants.
  • Les quotas – surévalués – en matière d’attributions ne règleront pas tout : une vraie réforme des attributions doit avoir lieu.
  • Il devient urgent de réinjecter du droit commun dans nos quartiers et d’écouter réellement les attentes et besoins des habitants : les amendements relatifs à la "démocratie locative", déposés sans aucune concertation avec les associations représentatives des locataires, sont à l’image de ce dialogue rompu entre pouvoirs publics, organismes Hlm et habitants.
1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 10:44

La nouvelle liste anti-prospection téléphonique « Bloctel » entre en vigueur aujourd’hui. Elle ne satisfait nullement la CLCV

Cette liste anti-prospection permet aux consommateurs de s’inscrire gratuitement via l’adresse www.bloctel.gouv.fr

en indiquant leurs numéros de téléphone fixe et/ou mobile.

Depuis de nombreuses années, les consommateurs sont victimes d’un démarchage téléphonique de plus en plus agressif qui résulte notamment de la revente de leurs données personnelles dans des conditions souvent opaques.

Face à la grogne générée par le démarchage, la liste « Pacitel » fut une première tentative de liste anti-prospection mais, basée sur le volontariat des professionnels, elle n’a pas été en mesure d’apporter une réponse satisfaisante au problème.

Le respect de la liste « Bloctel » est quant à lui obligatoire par les professionnels qui devront la consulter avant de lancer des campagnes de démarchage. Les consommateurs pourront signaler qu’ils ont été démarchés malgré leur inscription. Ce non-respect est passible pour les professionnels d’amendes administratives pouvant aller jusqu’à 75 000 €.

La mise en service de la liste « Bloctel » est une avancée insuffisante pour la CLCV. La grande faiblesse du mécanisme réside dans la nécessité pour un consommateur de faire la démarche de s’inscrire pour 3 ans sur cette liste anti-prospection. Nous savons que beaucoup de consommateurs, et notamment les plus fragiles, ne feront pas cette démarche.

Il est pour nous indispensable que la logique soit inversée et que, par défaut, la prospection commerciale téléphonique soit interdite pour tous les consommateurs, sauf accord express et préalable de leur part.

30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 15:13

Dans le cadre de ses activités nationales, Vincent Perrot, chargé de mission santé (et administrateur de la CLCV Paris) organise une réunion sur le thème des activités santé à la CLCV, la nouvelle loi santé et ce qui change pour les usagers, notamment en matière de droits. Mais selon l'intérêt des participants, nous pourrons aborder d'autres thèmes, en lien avec la santé.

Cette réunion aura lieu le 29 juin, dans un lieu et à une heure à préciser.

Si cette réunion vous intéresse, et notamment si vous souhaitez vous investir dans la représentation des usagers en établissement de santé, manifestez-vous auprès de Vincent Perrot (v.perrot@clcv.org), en indiquant votre disponibilité et vos préférences le 29 juin: le matin (9h30 à 12h), l'après midi (14h à 17h), ou la fin de journée (17h à 20h).

27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 12:31

Dans le cadre de ses missions de formation de ses adhérents locataires, la CLCV organise une formation au contrôle des charges locatives, module 1 - à votre intention.

Objectif : Acquérir une meilleur autonomie dans le domaine, revoir les fondamentaux et mettre à niveau ses connaissances.

Cette formation est réservée aux adhérents de la CLCV, Elle aura lieu le vendredi 10 juin 2016 à 17h, dans les locaux de la CLCV Paris, 29 rue Alphonse Bertillon 75015 Paris (métro Plaisance)

Inscription par mail à accueil@clcvparis.org

11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 10:05

Pour les consultations à l’hôpital ou en clinique (hors urgence) 75,4 % des médecins reçoivent leurs patients en retard par rapport à l’heure de rendez-vous. Ces retards atteignent plus d’une heure dans 17 % des cas et dépassent la demi-heure dans 34 % des cas.

Ils sont ressentis comme gênants, voire très gênants par 73 % des patients dès lors qu’ils dépassent 30 minutes, et par 85 % lorsqu’ils sont d’une heure ou plus. Rares sont les personnels d’accueil (14 %) qui avertissent de ces retards, et presque aussi rares sont les médecins (22 %) qui s’en excusent. A minima, 10 % des retard peuvent être imputés, entre autres, à l’usage de donner la même heure de rendez-vous à plusieurs personnes.

La CLCV a mené une enquête sur le retard des médecins lors d’une consultation en établissement de santé, la quantification de ce retard, et la perception qu’en ont les usagers. Notre enquête a recueilli 879 témoignages exploitables sur toute la France, dont 50 pour Paris, dans des établissement privés et publics et pour toutes les spécialités médicales. Les résultats montrent que non seulement les retards sont la règle plutôt que l’exception, mais cette règle semble tellement ancrée dans les mœurs médicales (les cabinets de ville ne sont pas toujours meilleurs), qu’un retard ne fait l’objet ni d’une information à l’accueil, ni d’excuses de la part du praticien.

L’Institut de recherche et de documentation en économie de la santé (IRDES), groupement d’intérêt public, a publié une étude en janvier 2016 qui concluait comme nous que « Lors des visites en consultations externes à l’hôpital, les durées d’attente avant la consultation sont également souvent perçues comme trop importantes par des personnes âgées et dans un état de santé dégradé. D’après l’expérience de certains aidants, pour les personnes les plus âgées, l’épisode de la consultation à l’hôpital est perçu comme une épreuve, une source de fatigue et de stress important. Les conditions d’attentes sont en effet parfois difficiles et non adaptées ».

Pour la CLCV, une gestion plus raisonnée des rendez-vous devrait permettre de diminuer, voire supprimer ces temps d’attente – intervalles plus larges entre rendez-vous, différentiation selon que le malade vient pour la 1ere fois, qu’il nécessite des explications longues, ou qu’il vient pour une visite de routine. Mais l’urgence médicale est toujours possible, et elle est excusée facilement par les malades qui attendent. Et l’attente elle-même peut être rendue plus supportable : information à l’accueil, bipeur permettant de s’éloigner de la salle d’attente, wifi gratuite et table pour travailler…

La CLCV va désormais demander à ses représentants dans les commissions des usagers d’engager le dialogue avec les médecins et l’administration de l’établissement afin d’améliorer les choses.

11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 02:35

La CLCV Paris s‘est étonnée auprès du directeur de la stratégie de l’ANFR des délais de parution des décrets d’application de la loi Abeille (publiée le 9 février 2015). Dans ces conditions, le comité de suivi ne pourra pas se réunir avant l’été comme envisagé lors de notre rencontre début 2016.

Pourtant une réunion interministérielle s’est tenue le 24 mars dernier et les textes font consensus.

La loi de la députée Laurence Abeille se heurte toujours à la puissance du lobby des opérateurs qui en retarde l’application et déploie à tour de bras.

45 000 mesures se trouvent sur cartoradio. 90% des mesures sont inférieures à 0,9 V/m. L’ANFR met l’accent sur les autres sources comme les fours micro-ondes, et les ampoules basses consommation qui en champ rapproché atteignent 30 V/m.

Laurence Abeille a relancé ce jour Emmanuel Macron et Axelle Lemaire pour obtenir la parution des décrets. Elle a informé l’assemblée que ses tentatives pour une prise en compte des ESH2 par le ministère de la santé sont restées vaines. Marisol Touraine est la seule à n’avoir jamais eu la courtoisie de lui répondre.

Laurence Abeille dénonce le brouillard électromagnétique auquel s’ajoute le wifi public, elle rappelle les difficultés de fonctionnement de « ondesparif » laissé volontairement sans ressources.

Pour la députée, les maires ont un pouvoir sur les offices HLM dont les toits constituent des emplacements appréciés des opérateurs.

La CLCV Paris intervient chaque fois qu’elle le peut pour rappeler que la commission de téléphonie mobile de la Ville de Paris, depuis la nouvelle mandature, a, au contraire, pour seul objectif de faciliter le déploiement des antennes. Et ce d’autant que le déploiement du wifi gratuit est un objectif de campagne et que des élus « verts » défendent ce projet….

Catherine Bidois

1 Agence Nationale des Fréquences

2 Hyperelectrosensibles

8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 07:05

Après trois années à la présidence de la CLCV Paris, je ne me représentais pas cette année, car je pense qu’il est sain que d'autres prennent des responsabilités. La nouvelle équipe est, comme nous le souhaitions, plus représentative des différents bailleurs sociaux parisiens, et c’est très bien.

Avec une équipe dynamique, nous avons, je pense, développé notre association, multiplié nos représentations chez les bailleurs sociaux, et créé de nombreux groupements et associations. Nous l’avons également mieux fait reconnaître dans des domaines autres que le logement : la consommation et le cadre de vie.

Toujours administrateur, je continuerai d’œuvrer, au sein de la CLCV Paris et du conseil d’administration, dans les domaines qui me sont chers : la santé, l’alimentation et l’environnement (avec Catherine Bidois).

8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 06:52

Le 22 avril 2016, l’assemblée générale de la CLCV Paris a profondément remanié son conseil d’administration : ses 15 membres sont :

BIDOIS Catherine
BONNIN François
BRANKI Abdelhak-Salih
CAPRON Pascal
DREVET Danièle
GERMAIN Geneviève
GRAVET Marie-Anne
KIEHL Gabriel
LAMRI François
PERROT Vincent
PHILIPPON Emmanuel
RAYNAUD Jean-Pierre
RENAULT Annyck
SCOURY Georgette
WATTEEUW Edward

Le 4 avril, le conseil d’administration a constitué un nouveau bureau :
Mr Gabriel KIEHL - Président
Mme Danielle DREVET - Secrétaire Générale
Mr Pascal CAPRON - Trésorier

15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 14:56

Dans le cadre de ses missions d'aide aux locataires, la CLCV Paris organise une formation sur le logement social en région parisienne - à l'intention de ses adhérents.

Il s'agit de donner aux participants les moyens de comprendre les mécanismes de fonctionnement des organismes de logement social

Inscription par mail - accueil@clcvparis.org

Date : Vendredi 25 Mars à 17h

Lieu : 29 rue Alphonse Bertillon, 75015 Paris, métro Plaisance

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